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Pourquoi ton corps résiste quand tu veux “bien faire” (et pourquoi ce n’est pas un manque de volonté)

Tu décides de reprendre les choses en main, de mieux manger, de bouger davantage et de retrouver de l’énergie. Les premiers jours se passent bien, puis quelque chose se grippe. La fatigue arrive plus vite que prévu, les fringales reviennent, la motivation fluctue. Et presque automatiquement, une pensée s’installe : « Je manque de volonté ». 

En réalité, ce n’est pas toi qui échoues. C’est ton corps qui s’adapte. 


un homme fatigué

Le corps humain déteste les changements brusques 


D’un point de vue biologique, l’organisme est programmé pour maintenir un équilibre interne. Lorsqu’un changement rapide survient, comme une baisse des apports caloriques, une augmentation soudaine de l’activité physique ou de nouvelles contraintes quotidiennes, le corps l’interprète comme une possible menace. Sa réponse est cohérente : il réduit la dépense énergétique, renforce les signaux de faim et favorise l’économie d’énergie. Ce mécanisme n’est pas un dysfonctionnement, mais un réflexe de survie hérité de notre évolution. 


La volonté ne suffit pas face à la physiologie 


On parle souvent de discipline, beaucoup moins de biologie. Pourtant, même avec une motivation intacte, le métabolisme peut ralentir pour protéger l’organisme. 

Après un changement important d’habitudes ou une perte de poids, la dépense énergétique quotidienne peut diminuer en moyenne de 10 à 15 %, indépendamment de l’effort fourni ou de la volonté. Cette adaptation est aujourd’hui bien documentée par la recherche. 


Pourquoi forcer aggrave souvent le problème 


Lorsque ces signaux sont interprétés comme un manque de motivation, la réaction naturelle consiste à en faire davantage. Plus d’efforts, plus de restrictions, moins d’écoute. Le stress augmente, la récupération diminue, et le corps renforce encore ses mécanismes de protection. Un cercle vicieux s’installe, souvent accompagné de culpabilité et de découragement. 


Travailler avec son corps change tout 


La santé durable repose rarement sur la contrainte. Elle se construit sur des ajustements progressifs, des objectifs réalistes et du temps laissé à l’adaptation métabolique. Lorsque le rythme respecte la physiologie, la constance devient possible et les résultats s’inscrivent dans la durée. Comprendre ce fonctionnement permet surtout de sortir d’une logique de faute personnelle pour entrer dans une approche plus juste et plus efficace. 

Bien faire ne signifie pas en faire toujours plus. Bien faire, c’est avancer en comprenant comment son corps fonctionne. 

 

Sources 

Inserm – Adaptations métaboliques et régulation du poids 

Harvard Medical School – Metabolic adaptation and energy balance 



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